Voyage Mélissa 2009

Nul homme n'est une île

Ha non… c’est FINI!

Classé dans : Non classé — boucledupacifique at 9:40 on Mardi, décembre 15, 2009

Ben oui, c’est over… ne jamais oublier que la vie est un terrain de jeu!

Amusez-vous!

Mil_Olivier

biscuit dent

biscuit2

Guaranteed (Eddie Vedder)
On bended knee is no way to be free
lifting up an empty cup I ask silently
that all my destinations will accept the one that’s me
so I can breath

Circles they grow and they swallow people whole
half their lives they say goodnight to wive’s they’ll never know
got a mind full of questions and a teacher in my soul
so it goes…

Don’t come closer or I’ll have to go
Holding me like gravity are places that pull
If ever there was someone to keep me at home
It would be you…

Everyone I come across in cages they bought
they think of me and my wandering
but I’m never what they thought
got my indignation but I’m pure in all my thoughts
I’m alive…

Wind in my hair, I feel part of everywhere
underneath my being is a road that disappeared
late at night I hear the trees
they’re singing with the dead
overhead…

Leave it to me as I find a way to be
consider me a satelite for ever orbiting
I knew all the rules but the rules did not know me
guaranteed…

Conclusion; la fin d’un voyage

Classé dans : Non classé — boucledupacifique at 4:08 on Jeudi, décembre 3, 2009

C’est la fin, grosse passe de nostalgie en attente de mon vol vers Los Angeles!

J’arrive pas à croire tout ce que j’ai vécu. Des moments qu’on voit que dans les films, des bouts de vie qui ne se dissoudront pas avec le temps. Je suis fière, car j’ai su vivre ces 90 jours avec l’émotion présente en moi, je l’ai goutée, vecue, ressentie; c’était surnaturel. Je me pose encore beaucoup de questions sur tout ce que j’ai laissé en plan avant de prendre le premier avion… on fuit la réalité que temporairement!!!

Quasi chaque jour, je remercie mes anges gardien qui font un travail splendide, ma petite voix qui me supporte, m’avertit et me retient, la vie qui m’offre un cadeau irremplaçable; celui d’avoir eu la chance de naitre dans un pays serein et la possibilite d’économiser et de réaliser la majorité de mes reves dont ce voyage. A travers les pays, je me suis rendue compte du lien qui nous unit, peu importe sur quelle terre nous habitons, peu importe la langue parlée, peu importe le métier exercé; il y a cette chose commune que j’ai retrouvée en moi (la source) et en des personnes extraordinaires qui ont ajouté une touche de couleur à mon tableau d’aventures.

Mention spéciale à: – Hugo et Micheline (Mexique) – Rosa et Oscar (Chili) – Eugen, Julio, Matthiew et Gabriel (Ile de Paques) – Vincent et Anne-Sophie (Tahiti) – James et Fortuna (Moorea) – Jose, Joe et Jacob (Raiatea) – Edwin (Tahaa) – Murielle (Bora-Bora) – Fred, Carine, Gilles, Raphael, Léon et Réré (Rangiroa) – John, Olivier, Rohan, Trent, Ben, Freddy et Russell (Cairns) – Mark et Christy (Melbourne) – Erin et Ross (Rotorua) – Fiona (Taupo) – Enoke (Wellington) – Lucas et Daniel (Christchurch) – Craig et Lester (Queenstown).

Un autre chapitre tire à sa fin dans ma vie de roman! Merci de m’avoir lu, de m’avoir écrit et de m’avoir supportée à distance! En résumé: – 88 jours – 6 pays – 20 villes ou iles – 22 vols aeriens – plus de 1000 photos – budget…. pas sure encore! – temps de paquettage de sac passé de 35 minutes à 12 minutes – poids du sac stable avec 17 kilos.

- coup de coeur de cie aérienne: Air Tahiti

- coup de coeur énergétique-mystique: Ile de Paques

- coup de coeur nature: Tongariro (N-Z)

- coup de coeur beauté: Polynésie francaise

- coup de coeur gastronomique: poisson cru au lait de coco, kangourou

- coup de coeur sensation: bungy, Nevis

- coup de coeur pension: Travellers Oasis (Cairns)

- coup de coeur de langue (parlée…): Tahitien et Maori

- coup de coeur de population: les gens des iles

- coup de tete: le tatouage (aucun regret)!!!

Je vous dis enfin à bientot Mélissa xxx

Nouvelle-Zélande, Queenstown

Classé dans : Non classé — boucledupacifique at 9:50 on Mardi, décembre 1, 2009

Mon Dieu, le paradis sur Terre retrouvé! Petite ville chouette mais surtout, superbe auberge calme et plaisante. Je suis dans un dortoir de filles et nous vivons comme dans une grande maison! Première journée relaxe à repérer l’épicerie, le lac, les endroits pour courir, etc. Nous sommes entourés de montanges, certaines aux sommets eneigés, d’autres aux pieds garnis de verdure… un paradis de randonneurs. Petit entrainement au parc avant de profiter du soleil (encore un 25 degrés!!). Nuit récupératrice malgré deux cadrans qui sonnent en carillon, m’extirpant de mon sommeil.

Eveil en douceur, je boucle des excursions, mange des glucides et pars en randonnée faire le Queenstown Hill Track. Un pur bonheur pour les yeux, le cardio et les poumons qui emmagasinent de l’air frais. Je me sens vivre et encore une fois, seule au monde du haut de mon sommet. Consciente que ce sont quelques-uns de mes derniers moments idylliques, je profite à fond.

Mil au sommet

Vue d'en haut

BUNGY TIME

Ayant été convaincue par plusieurs personnes sur ma route (dont Craig) et se trouvant sur ma liste des choses à faire avant de mourir, je devais sauter en bungy en Nouvelle-Zélande. Chaque site semblait offrir un petit quelque chose de particulier alors je me suis surprise à acheter le forfait “trilogie”… et le kit de photos souvenir.

Jour J: 30 novembre 2009

J’ai bien dormi, pas trop mangé, GO. On me pèse une première fois (qui m’a dit que j’allais maigrir en voyage??); chiffre inscrit sur ma main gauche pour toute la journée et re vérifié avant chaque saut. Anxieuse, je m’assois dans le bus en n’arrivant pas à croire que j’ai trois sauts à faire.

Site enchanteresque

Premier site magnifique: Kawarau Bridge over the river. Je ne veux pas regarder les autres sauter, je ne veux pas penser et avoir le temps d’analyser. Bang, je fonce me faire attacher les pieds! 43 mètres, rivière comme piste d’atterrissage, on me demande si je veux toucher l’eau… pourquoi pas! J’ai nommé ce saut Purification3-2-1, mon cerveau crie STOP, mon corps avance curieux, je saute. Je m’emplis d’un mélange de peur, d’entendement, de folie et d’extase comme je touche l’eau et que le bateau vient me récupérer… sensation d’irréel, je n’arrive pas à croire que j’ai sauté (j’ai un peu fermé les yeux aussi)!

Premier saut (photo d’une carte postale)

Envahie d’adrénaline, je me sens hyperactive (imaginez), mais sereine. Une grande fatigue mobilise mon corps comme après une grosse journée de ski quand on prend la première gorgée de bière ou de vin. On re saute dans le bus qui nous transporte vers le vrai défi: Nevis river, 134 mètres de chute (le plus haut du monde). Rien que de rejoindre le site en autobus me donne des papillons et ma conscience commence son travail pour m’empêcher d’y aller. C’est impressionnant; en moins de deux minutes, on m’installe le harnais, on me re pèse et on me fait re signer la décharge. Je prends place dans le funiculaire qui nous relie au tremplin sans chercher à comprendre.

On saute par ordre de poids pour faciliter les changements de cordes… donc je suis une des dernières… je ne veux plus, je me demande pourquoi je suis là, pour quelles raisons je fais ca?!!! C’est trois fois plus haut que le saut précédent, je tremble, j’ai chaud, j’ai peur même si tout le monde revient avec le sourire. On m’appelle: Next Melissa! On m’explique la corde à tirer pour relacher les jambes après le 2e rebond, j’écoute, mais je suis ailleur. Ce saut fut baptisé Remerciements à la vie.

Debout sur la planche, la confrontation de moi avec moi est à son summum. Je demande au “crew” si mon harnais est OK, je me positionne… j’entends le decompte 5-4non, non crie ma petite voix” 3-2j’peux pas Mil, désolée me supplie ma conscience” 1… et mes bras s’étendent en croix, le peu d’énergie qui me reste dans les jambes me propulse devant, dans le vide. Un saut de l’ange quasi parfait; les yeux grands ouverts, je savoure l’effet de la gravité, mon corps qui plonge, la peur qui s’efface, la jouissance m’envahit, le sentiment d’avoir vaincu, d’avoir atteint quelque chose d’indescriptible.

134m.2e saut

Le premier rebond s’effectue en douceur, c’est beau, je pleure au bout de ma corde! 2e rebond, mon cerveau me répète les consignes, je libère mes jambes pour prendre la position verticale, je capote. Alors qu’on me hisse mécaniquement, je rassemble mes esprits, je l’ai fait! Retour sur le tremplin, on me détache, je tremble encore avec mon énorme sourire qui refuse de s’évanouir en répétant à ceux qui n’ont pas sauté encore: “Amazing”.

Retour à la terre ferme, le saut a été tellement significatif et empli d’une game d’émotions pour moi que je m’offre la vidéo (que je troque dans mon budget contre un souper au resto). Autre décharge de morphine, on dirait que j’émerge de 5 ans de méditation… dans l’autobus, les visages nerveux et inquiets affichent une grande paix, une satisfaction, une complicité entre sauteurs! En route vers le centre-ville, je prends le billet pour les gondoles et le spectacle maori de 19h (sans le souper). Au sommet, le dernier plongeon surplombe la ville et s’échoue dans la foret (47 m.). Je nomme ce saut Renaissance.

Site: The Ledge

Je suis la première du groupe, on me suggère de courir et de plonger comme dans une piscine. Ca beau être mon 3e de la journée, la chienne dort au creux de mon ventre quand le décompte part. 3-2-1, je cours, légère hésitation à peine visible dans l’ensemble du mouvement et je plonge dans le vide, retrouvant ce sentiment de bien-être, de lacher-prise. La vue sur la ville est splendide et je salue au passage les gens qui ont monté avec moi dans les gondoles et qui me font des gros ta ta.

3e superwoman

Au retour, on m’apprend que je peux re sauter gratuitement. Une partie de moi veut, l’autre me dit que c’est assez d’adrénaline à gérer en 6 heures. La première gagne et en 20 minutes, me revoilà équipée du harnais. Afin de rendre  l’expérience complète, je demande au gars si je peux sauter de dos. Il me le suggère fortement, car je vais vivre la perte des repères, ce qui est épeurant pour le cerveau. Je l’avertis que je vais crier fort (seule action efficace pour libérer ma peur). Il est prêt; il a des enfants qu’il me dit!

Je fais le décompte toute seule, mes jambes obéissent lorsque le 1 arrive… je me pousse dans le vide dos premier et plutôt que de voir la terre approcher, je vois le ciel qui s’éloigne comme dans une chute libre de cauchemar. Je pousse un cri de mort jusqu’à ce que je sente la corde faire le premier rebond.

4e de dos

C’est fini Mélissa. De loin la chose la plus épeurante que j’aie faite de ma vie de mon propre chef! Au retour, on me dit que je suis bonne pour doubler “scary movie”… En effet, lorsque je vais écouter la vidéo, mon propre cri me donne des sueurs froides; un cri qui prend au corps, qui perce la moëlle, qui est chargé de détresse, de peur…

Ainsi gavée de sensations fortes, je prends place pour le spectacle maoris (toujours charmée par les mâles). Puis je redescends avec les gondoles pour manger mes pâtes (judicieusement échangées contre ma vidéo). Je me couche, en ressentant par spasmes la peur, le plaisir et l’impression d’avoir déjouer le risque, d’avoir été immuable!

G. I. Jane extrême

Nouvelle-Zélande, Christchurch

Classé dans : Non classé — boucledupacifique at 3:42 on Samedi, novembre 28, 2009

Croyez le ou non, l’equipe Jacob’s Creek formée de l’italien Luca, l’espagnol Daniel et la canadienne Mélissa a remporté le 1er prix du quiz de l’auberge = une nuit d’hébergement gratuite! On était comme des gamins et un peu souls, j’arrive pas encore à croire que notre équipe de bons vivants latins ait vaincu les cerveaux asisatiques, les anglais fendant et les 5 autres “teams”.

Jacob's Creek team
 
Lendemain, un relent de vin blanc dans le gorgeton, je prends place dans le bus-navette pour aller faire du rafting sur la rivière Rangitata. Il vente en tabarouette, le volume d’eau est présentement à 125 m3 par seonde et peut atteindre 300 m3. Le paysage est digne d’un film à gros budget; maillot, wetsuit, pull, polard, manteau, casque et bottes, “l’international team” est pret (Mexique, Colombie, Suède, Finlande, Canada).

Team de rafting

On rigole car je suis la plus mature de l’embarcation (ok, la plus vieille) et on me surnommera gentillement “grandma gus” toute la journée.
 
Celle-ci est chaude, ce qui contraste avec l’eau glaciale. Avant la passe difficile de niveau 5, on sort du raft pour aller regarder le rapide et décider si nous le faisons à pieds (sur la terre) ou en raft. A ce moment, on entend un “Oh, SHIT” en même temps qu’on réalise qu’un des rafts (pas le nôtre) se détache et part dans le courant devant nos yeux… les guides tentent de l’attraper au passage, mais la force de la nature l’emporte.

C’est la premiere fois que ça arrive, l’equipe sans bateau demeure perplexe sur les rochers tandis que nous sautons dans le raft pour passer le premier rapide force 5. On s’aggripe et on rame, mais une vague nous bouscule et on perd deux membres par dessus bord. Le suédois se tient au bateau tandis que la colombienne dérive au loin. On remonte le gars comme on remorque un phoque et on part secourir Anita qui a su s’accrocher aux rives un peu plus bas. C’est assez malade comme feeling et le danger est perceptible contrairement à mes autres experiences de rafting (Costa Rica et Equateur).
 Rapide 5... ou est le team?
10 minutes plus tard, on nous demande de transférer sur un énorme caillou au coeur des rapides afin que les guides partent chercher le raft égaré et le remontent à pieds pour récupérer le groupe esseulé. Nous passons ainsi une heure au soleil dans notre combinaison, évachés sur le caillou comme un groupe d’otaries. Heureusement, le plan des guides fontionne, les 3 rafts sont de nouveaux à flot. Petit stop pour sauter en haut des rochers; un premier saut de 5 mètres (bébé fafa) et un autre de 10 mètres qui me fait quasiment faire un caca nerveux. Pour ceux qui peuvent agrandir la photo, vous constaterez que j’ai la chienne ben raide!

Saut 10 m.
 
Retour au site, douche chaude, BBQ en regardant les photos et un 2h30 pour rejoindre la ville. A l’auberge, les gars de mon team de winner de la veille me cuisinent un souper et nous décidons d’enchainer au casino pour passer notre dernière soirée ensemble et voir si la chance nous sourit encore.

Je m’installe à la “money wheel” avec Luca et nous mettons 40$ chacun pour une grosse heure et demi de plaisir. On est super excité de gagné 20$ par ci par là et on lache des cris comme si on gagnait des millions… ce qui rend les gens curieux et nous attire des regards jaloux! A la sortie, j’ai un solde négatif de 9$ et Luca positif de 30$.
 
De retour vers 2h30 du matin, ouf, ce sera ma 3e nuit de suite de 3 heures de sommeil…

Lorsque je m’assois dehors à 6h30 du matin pour attendre la navette, il pleut et je rêve d’un café, d’un bain chaud et de mon lit (dans cet ordre)!
 
G.I. Jane sur Queenstown

Site Rangitata

Tranche de vie: femme en vacances

Classé dans : Non classé — boucledupacifique at 10:52 on Mercredi, novembre 25, 2009

18h, un soleil radieux enrobe Christchurch dans l’ile du sud de la Nouvelle-Zélande.

 J’enfile short et t-shirt pour la découverte du Jardin botanique (un classique) à la course question de joindre l’utile à l’agréable. Ainsi, je serpente une agglomération d’espèces différentes de fleurs, d’arbres, de jeunes pousses et demeure charmée par les roses qui me font de l’œil. J’observe les joueurs de golf du terrain adjacent tout en gardant le rythme que m’insuffle Justin Timberlake « you make me smile ».  

Je me laisse guidée par les sentiers en me disant que mon sens de l’orientation (vivement améliorer par le voyage) me reconduira au point de départ, ce qui fut le cas ! Etirements complétés sur une herbe verte parfaitement taillée au confort d’un tapis Angora, je fais la position du mort (yoga) un moment en prenant du soleil plein la gueule (il fait 28). Pas de stress pour rentrer, pas d’horaire précis, personne qui m’attend pour souper, je respire au même rythme que les fleurs du jardin.

Retour d’un pas lourd à mon auberge parmi les hommes d’affaires qui se ruent en troupeau à chaque intersection, insultés par mon allure de tortue. Le réception me confirme ma journée de rafting (niveau 5) de vendredi ; un 3 heures en eaux vives avec une chute de 10 mètres.

Je me taille une place dans la cuisine commune où j’observe et juge le repas des autres selon leur nationalité (en me fiant à la langue parlée donc marge d’erreur d’environ 20%) ! Je m’offre un sauté de légumes et porc sauce aigre-douce sur un nid de riz basmati. Je suis consciente que ce sera mon repas des trois prochains jours avec ma tendance fermière de : « je-cuisine-pour-une-famine-à-venir-ou-pour-une-famille-de-huit ».

J’attrape une revue de fille et m’écrase dans un divan où une grande baie vitrée me permet d’admirer le ciel perdre sa luminosité en douceur. J’alterne entre la lecture des articles (qui reviennent toujours aux mêmes sujets ; perdre quelques kilos en 5 minutes par jours, un ventre plat, les aliments magiques, etc.), la contemplation de l’espace et du vide ou le fait de savourer le droit que je m’accorde de paresser (grande activité cérébrale sur ce sujet) !

Je gagne mon lit dans le dortoir, mais je n’arrive pas à trouver le sommeil. J’entends l’allemande rentrer vers 1h du matin, puis la coréenne pianoter sur son cellulaire (sûrement un texto)… à quoi bon s’énerver, je volerai quelques heures de sommeil à la journée de demain en m’appropriant un banc de parc.

Réveillée par la grande discussion des coréennes (un peu trop tôt pour moi), je me traine les pieds à la salle à manger et avale un bout de pain en ne pouvant arrêter de fixer trois beaux brésiliens en train de manger des saucisses à hot-dog à 8h du matin… je ferme les yeux et on dirait que Gabriel est là !

Je sélectionne le seul livre francophone de la bibliothèque (free stuff) ayant pour titre « Accroche-toi Anna) et pars à la recherche d’un café pour me poser et siroter non pas une tasse ou un bol, mais bien un « mug » de café latte. Je jouis de chaque cuiller remplie de lait moussé et de cristaux de sucre brun, Wow !

Au retour, je me re glisse sous la couette et poursuis ma lecture de ce livre qui, en deux heures, a su m’accrocher un sourire et faire rouler quelques larmes (Cynth, tu dois lire ce livre… dans le temps de Noel). Je prépare mon petit sac pour le tour de la ville où nous visiterons l’endroit où a été tourné « Lord of the ring » (jaloux les gars ??). Puis, j’irai rejoindre mon amant Donald duck dans le bassin du Jardin Botanique (sarcasme de moi envers moi, au lieu de bichonner l’amoureux que je n’ai pas, je me lie d’amitié avec les canards et me sens beaucoup moins seule !).

Puis, free pizza et quiz night à l’auberge vers 20h30, pourquoi pas ?! Une chose à la fois, une heure après l’autre, lentement mais sûrement, je serai nostalgique en regardant toutes mes photos dans mon lit de la Place Charles-Thibault !

Cheers, lovely (tout le monde dit ca ici)

G.I. Jane à Christchurch 

xxx

Nouvelle-Zélande, Wellington

Classé dans : Non classé — boucledupacifique at 8:23 on Mardi, novembre 24, 2009

Wellington

Probablement la seule ville où je me verrais restée… urbaine sans trop de monde, la mer, le port, les gens qui courent le long de l’eau, les trams, les espaces verts et les néo-zélandais qui me saluent… y’a du potentiel ici les amis, Fiou !

Visite du musée interactif exceptionnel « Te Papa » (gratuit) pendant 2h30 (la faim m’oblige à quitter le 4e étage ! Ballade dans la ville, visite du parlement, de la cathédrale Old St-Paul (tout de bois), du Jardin botanique, etc.

ParlementJardin de roses

Je termine ma journée par un entrainement (course) qui longe la côte en regardant les bateaux partir vers l’ile du sud (ce que je ferai en avion demain), c’est idyllique comme vie.

La mer

Je mange mon pique-nique sur le bord de l’ eau en pensant qu’il ne me reste que 10 jours… j’ai un drôle de feeling dans les entrailles qui se résume en un goût de rentrer, mélangé avec une peur du retour à la réalité… l’envie de tous vous serrer dans mes bras et celui de poursuivre la découverte de l’inconnu…

G.I. Jane rendue dans le sud!

Nouvelle-Zélande, Taupo

Classé dans : Non classé — boucledupacifique at 3:23 on Mardi, novembre 24, 2009

Mon passage à Taupo fut motivé par le “Tongariro Crossing” exclusivement. A mon arrivée, la température ne semble pas favorable à la traversée, mais je n’ai qu’une journée complète ici donc je m’inscris. En discutant avec la personne de la réception, je réalise qu’il n’y a pas de sherpa, pas de guide, je paie 55$ pour me faire “dropper” au début du sentier et me faire récupérer, 8 heures plus tard, de l’autre coté… Je parle à ma colloc de chambre Fiona, de mon inquiétude à y aller seule.. et elle décide de faire l’aventure avec moi!! Puis, je la laisse dormir et pars au cinéma voir le film 2012 (super plate, 3 heures de film à l’americaine sur la fin du monde… SVP, à ne PAS voir). Seule consolation, je mange du pop corn ! 

Lendemain matin, 5h, le réveil me sort d’un rêve étrange que je ne décrirai pas sur ce blogue. Il pleut tellement fort que j’ai le goût de faire la boule  et de retourner me coucher. Je prend mon baluchon, au moins, on sera deux ! L’heure d’autobus pour se rendre me semble éternelle tout comme la lecture du dépliant d’avertissements pour cette randonnée…

1-     si vous prenez plus de 2 heures pour tel segment,  vous êtes en retard ;

2-     ne pas s’approcher trop près des cratères car les poussées de vent peuvent vous y engouffrer ;

3-     voici le numéro d’urgence, si vous n’avez pas de cellulaire, demandez à quelqu’un pour utiliser le sien ;

4-     si vous manquez le dernier autobus, tant pis pour le retour, il sera à vos frais, par contre, les secours seront lancés pour aller vous chercher ;

5-     vents pouvant atteindre entre 65 et 85km/h au sommet, etc.

Genre d’avertissements que tu n’as pas envie de lire dans un autobus à 5h30 du matin en direction de ladite montagne ! Aller, je loue un manteau imperméable, on s’accroche un sourire et on entame la traversée vers 7h30.

Fiona et Mélissa

On ne voit absolument rien, c’est quasiment lugubre. Nous sommes en plein nuage, visibilité de 5 mètres, pas plus ! On jase en trottant… des vraies discussions de filles… Bref, trois heures plus tard, nous sommes pile poil à l’horaire et sommes sensées voir les lacs émeraudes… ouin ! On les aperçoit quand le vent veut bien soulever un peu les nuages qui s’étirent avant de mourir en une fine couche de blanc… super ! Faut voir le bon côté des choses, il ne pleut pas !

Lacs Emeraudes

On rigole bien, on garde le moral et on décide de poursuivre en gardant le rythme étant donné que la faim n’est pas intense. La température change rapidement comme partout dans le pays d’ailleurs. D’un coup, la visibilité est nette ; le volcan apparait, les glaciers se dessinent, les lacs remplissent leur forme, WOW !

Mélissa au Tongariro

Arrivées au km 14, on se dit qu’on a amplement le temps de « luncher ». Le soleil se pointe le nez, nous enlevons quelques couches et profitons du moment et de la vue qui est splendide. Les derniers km sont un peu pénibles, mais nous trouvons la force d’en courir un et de chanter pendant l’autre.

Plus que trois heures

 Milieu de rando

14h30, enfin la lumière au bout du tunnel, nous y sommes. OUF, quelle journée !

Fiona

Nous sommes super fières, temps officiel: 6h30!  Je roupille dans le bus du retour et Fiona part faire les courses pour nous cuisiner un steak avec gravy (sauce brune), légumes et chou (ca va être beau dans la chambre cette nuit) ! Nous sommes raisonnables et prenons un seul verre de vin qui suffit à nous faire rire toute la soirée tellement nous sommes fatiguées.

Lendemain, Fiona part pour Rotorua et je quitte pour Wellington pour un 6h30 de bus. Supers paysages au passage, nous quittons les montagnes pour rejoindre la cote ouest, c’est joli. C’est un archi gros bus deux étages et je mobilise les 4 sièges du fond du 2e, ce qui me permet de rêvasser bien couchée en écoutant mon MP3.  

Ciao

G.I. Jane en transit vers l’ile du sud

Nouvelle-Zélande, Auckland et Rotorua

Classé dans : Non classé — boucledupacifique at 12:19 on Dimanche, novembre 22, 2009

 Super vol vers le dernier pays de mon aventure dans le Pacifique; la Nouvelle-Zélande. Je rejoins Olivier (espagnol rencontré lors d’un tour à Cairns) dans une auberge du Mont Eden dans Auckland pour passer une soirée mémorable. On est vraiment mongole ensemble!

Nous mangeons dans un chinois délicieux en se prenant des fondants au chocolat au retour pour s’en mettre dans les dents et prendre des photos comme des débiles. Je convaincs Olivier d’aller à l’ile de Pâques et nous passons une partie de la nuit à chercher des billets d’avion pour lui et des auberges pour moi pour le reste de mon périple. Ci-dessous, le couple de “retarded”, il a un chandail des Goonies (un de mes films fétiches), je capote!

Olivier et Melissa

Le lendemain, nos chemins se séparent, il part pour Santiago du Chili et moi, je prends le large vers le sud: Rotorua. Il pleut, c’est une journée grise, mais je retrouve le sourire quand j’obtiens une chambre simple au lieu d’un dortoir pour le même prix grâce à Erin. Elle m’annonce aussi que le Spa Polynésien est ouvert jusqu’à 23h… why not. Il flotte dans la ville une odeur permanente d’oeufs pourris due aux volcans en activité et aux geysers… well!

Je me plonge dans le spa avec un soupir de soulagement et Ross vient à ma rencontre (je me sens sauvage, mais demeure ouverte à la discussion). C’est un fermier du coin qui vient relaxer et qui me propose un tour des environs le lendemain en voiture, RV vers 11h.

Nous partons ensemble vers le lac bleu et le lac vert, c’est joli. Puis, nous cassons la croûte au “Buried Village” devant le lac Tarawera avant d’enchainer avec la visite de Waimangu: la vallée volcanique.

A ce moment, je vois une famille en détresse qui tente d’ouvrir la porte de la voiture avec un bout de métal. Je fais appel à l’univers pour les aider, car ils ont l’air désespéré avec les gamins et tout. Je demande la persmission d’utiliser l’objet en question et je ne sais pas encore comment, mais j’insère le crochet dans la clé, la fait tourner du moteur et elle s’échoue au sol… Goutte de sueur au front, je m’attaque à récupérer le set de clés… 10 minutes plus tard, je le passe par la fenêtre et les rends au prorio qui veut m’acheter un souvenir pour me remercier, ce que je refuse évidement. Je lui dis que j’ai rencontré beaucoup d’anges sur ma route et qu’il n’a qu’à donner au suivant quand il aura la chance!

Le site est impresionnant, la fumée qui sort de partout du flanc des montagnes, la couleur des roches, de l’eau, l’odeur… Deux heures de randonnée avec Ross à profiter du calme, de la nature et de la beauté du paysage.

Waimangu Volcanic Valley

 Petit crochet à Waiotapu pour observer “the mud pool”, c’est capoté. Je demeure hypnotisée par les bouillons de boue, j’ai le gout de me rouler dedans, mais j’imagine la température de cette mare et change d’idée rapidement.

Cratere de boue

Dernier stop de notre journée découverte: “Kerosene creek”; sources thermales sauvages qui sentent le gaz où nous nous baignons en plein air. Je pars me changer dans le bois et reviens… plus de Ross. Je me sens stupide et naive, trop facile de me voler et de partir. Je me retrouve en bikini avec une mini serviette dans le milieu de nulle part et je me gronde intérieurement de faire confiance à la gente humaine .  Je commence à évaluer les solutions possibles (faire du stop…) alors que réapparait Ross, parti chercher l’appareil photo dans la voiture. J’avais pris le numéro de plaque auparavant au cas où… mais mon petit papier était dans le 4X4!!!

Le stress passé, je profite pleinement de la fin de journée ensoleilée. Ross me reconduit vers 18h, je prend le reste de la soirée pour gérer les réservations (avions, bus et pension).

Lendemain, je pars en mission au site Te Puia admirer d’autres geysers et découvrir un peu plus la culture maori. J’assiste à un spectacle de bienvenue à couper le soufle. Les mâles maoris sont tres virils, musclés et guerrier dans l’âme (ok, j’ovule!!!), mais quand meme, lorsqu’ils chantent de leur voix profonde et qu’ils dansent comme dans les hakas… ca fait la job pour l’imaginaire féminin! Je savoure chaque bout de peau du regard, je prends quelques vidéos (spéciale femme) et je poursuis ma découverte du site ou les geysers sont en pleine activité. 

Maori

Melissa, au geyser

 Maori au combat (vidéo expliquant l’utilisation de l’arme au combat).

Promenade d’une bonne heure à travers les geysers, les piscines de boue et les eaux thermales, c’est géant. Je reviens en bus vers mon auberge et pars silloner les parcs du coin en remontant le lac de Rotorua avec le coucher du soleil. Puis, je mérite (gratuitement) une autre session dans les spas polynésiens ou ma patience sera mise à l’épreuve… ai-je vraiment progressée? OUI, au début, le groupe de 50 personnes asiatiques envahissent mon spa, ils piaillent, crient et n’encouragent en rien la relaxation. Je respire et décide de les exclure de mon environnement sonore par le mental en cogitant sur le déroulement global de mon voyage. Une heure plus tard, ils commencent à battre en retraite, VICTOIRE!

Je fais mon sac au retour, déjà, je prends le bus demain pour une ville encore plus au sud afin de tenter le traversée de Tongariro, 19km, 7-8h de trekking… on verra le temps qu’il fait.

Je vous embrasse tous

G.I. Jane en direct de Taupo

Australie, Melbourne

Classé dans : Non classé — boucledupacifique at 1:34 on Jeudi, novembre 19, 2009

J’arrive à l’aéroport de Melbourne après un vol tord boyaux! A la recherche de mon sac, j’entends un : “Hi Melissa!” Je me retourne et rencontre (enfin) Mark, l’ami d’Hugo lorsqu’il habitait au Mexique. Il est super joyeux, me raconte tout plein d’histoires et a pour buts de:

1-      me rendre amoureuse d’un de ses amis (Jim)

2-      me trouver un travail

3-      me faire adorer Melbourne afin que j’y habite pour toujours…

Arrivés à la maison, nous prenons une bière en placotant. Christy (sa femme) nous rejoint pour souper; elle est vraiment sympatique. Je suis toute énervée: j’ai une chambre pour moi toute seule, les murs sont plus épais que du carton et mes hôtes ont l’air fantastique. Dave apparait pour souper avec nous avant que le groupe se mobilise vers un pub local pour aller écouter Sara chanter (une amie de Mark). Je me sens comme dans une association étudiante, tout le monde se connait, on s’assoit par terre, on prend un coup, c’est relax!

Lendemain, je suis laissée seule à moi même (mes hôtes travaillent) et je vais en bicylette en ville pour trouver un plan et decider de mon avenir à Melbourne! Le centre-ville est “heavy metal” en vélo, par le simple fait qu’il y ait des trams partout et que je persiste à être du mauvais côté de la rue. Faut avouer, Melbourne ressemble à Montreal avec plus d’espaces verts, un centre-ville minuscule, des installations sportives partout et … Tiger Wood qui joue au golf! Super ballade dans les parcs et les cathédrales du coin avec repos dans un parc sous le soleil.

Melbourne

Samedi, mission kangourou! J’ai honte, mais je dois avouer que j’aurais été triste de repartir de l’Australie sans avoir vu un Skippy sauvage. Mark et Christy veulent absolument réaliser mon rêve. Nous faisons près d’une heure de voiture pour aller dans un golf où il y a des dizaine de bêtes en liberté. A notre arrivée, il y a effectivement des crottes qui envahissent le terrain, mais UN seul kangourou blessé echoué dans un trou de sable. A l’attaque pour les photos!

Quelle surprise lorsqu’au retour, nous apercevons la famille kangourou au grand complet; papa avec cuisses de béton, maman avec bébé dans la poche, bébé en liberté, tonton et même mamie!!! Je capote ben raide, c’est impressionnant et pas beau du tout de proche!

Dégustation de fish and chips en regardant une partie de criquet dans un parc environnant. Mark m’explique les règles de ce sport détesté par Christy! De retour à la maison, nous faisons les courses et louons le film “La Promotion” (vraiment plate)… mais j’ai trouvé une compétitrice de bouffeuse pop corn… Ce soir là, Mark a la brillante idée de me lancer un coussin en pleine face avec le visu d’un gars un ti peu soul couché sur le divan pour accrocher mon verre de vin au passage, envoyant dans l’espace tout son contenu qui retombe en gouttes de pluie rouges sur le tapis beige et ma seule paire de jeans… OUPS!

Melissa et Skippy

Dimanche fantastique débutant par un déjeuner dans un resto de quartier suivi d’un vue imprenable sur la ville du 88e étage de l’immeuble le plus haut (300 mètres) de Melbourne. Nous allons dans le cube de verre qui s’extrait de l’édifice et nous suspend dans le vide un moment… guidoune comme je suis, je pogne le mal de coeur! Elisa nous attend à la sortie pour un verre avant que je paie la tournée au “Lord of the fries” où j’ai trouvé une “French Canadian Poutine”. La gang raffole et je doit avouer qu’elle est super, note de 7.5/10 (patates trop larges, pas assez de sauce et de fromage)!

La ville

Elisa, Christy et Mark

Après-midi magique à jouer au soccer dans un parc avec la gang d’amis du couple suivi d’un BBQ. Les parcs sont super aménagés, BBQ électrique à la disposition de tous, bac de recyclage pour bouteilles de verre, parfait. Je suis contente de toucher la balle et même un peu fière de compter le premier but!

Puis, lundi de finalisation des réservations de vols et d’auberges pour la Nouvelle-Zélande. Je cuisine mes timbales de saumon fumé et avocat suivi de mon saumon gingembre-miel-coriandre pour la gang (Jim est resté à souper). Dernière soirée à regarder un film, à faire mon sac, à se remémorer les bons moments, à remercier encore et encore Mark et Christy pour leur accueil, leur gentillesse, leur générosité et leur disponibilité.

Mardi matin, le taxi me dépose à l’aéroport, je suis sensée retrouver Olivier (espagnol) à Auckland pour une soirée seulement… je n’ai rien planifié pour la Nouvelle Zelande, chaque personne rencontrée m’a donné un coup de coeur différent… plus j’y pense, moins j’ai le gout de changer de ville à tous les deux jours… on verra!

Go with the flow

Je vous aime

G.I. Jane en Nouvelle-Zélande

Australie, Cairns

Classé dans : Non classé — boucledupacifique at 10:40 on Dimanche, novembre 15, 2009

Il est 4h30 du matin, je suis assise dehors sur mon packsac et attends la navette patiemment. Celle de 4h45 arrive vers 5h, 2 minutes avant que ma peur de manquer l’avion me fasse prendre un taxi comme plan B. A l’aéroport, je commets un crime contre mes valeurs et me paie un trio Mc Muffin au McDo. Shame on me, je suis faible! L’avion a quasiment 1 heure de retard, mais j’obtiens la permission du stuart d’occuper une rangée de 3 sièges libres, esseulant un couple d’asiatiques mâchant la bouche ouverte!!! Yé! Je m’affale de tout mon long et dors pratiquement les 3 heures de vol.

Arrivée, j’attends la navette de la pension pendant 1h30 en me disant que j’aurais été plus rapide à pieds (6km), mais je relaxe, j’y suis pour 8 jours alors cool Raoul. Ma patience se développe, je finis par découvrir le “Travellers Oasis” avec un certain soulagement. Tout est organisé, propre, simple, identifié, BBQ, piscine, espace, hamac, 2 cuisines, salon avec télé et prêt de DVD, common food… PARFAIT. Si j’avais à gérer une auberge, je l’aurais fait comme ca! J’obtiens (selon moi), le meilleur lit du meilleur dortoir de tout le site (un vrai matelas dans une chambre en retrait). Je fais donc une tite sièste et enchaine avec la découverte de l’esplanade à la course, le Pacfique, la barrière de corail, le lagon, les australiens bien roulés… Au retour des 5 km, discussion avec Freddy de Chicago qui habite aussi le dortoir, épicerie, cuisine et bonne bouteille de vin!

Découverte de la Rainforest avec le guide Rohan (le meilleur tour de toute ma vie). Journée inoubliable à lécher le cul des fourmis vertes pour goûter la lime et l’effet “anesthésiant”, à glisser sur des rochers, à se baigner dans la cascade où a été tourné l’annonce du shampooing Timothé, à manger de la super bouffe, à faire le party dans l’autobus, à observer des ornitorinctes, à boire du chocolat chaud et à manger des guimauves, etc.

Cascade du shampoingGlissade de rocher

 Une journée de 12 heures vraiment agréable malgré les passes de pluie et le fait qu’Olivier et moi soyons les seuls de 30 ans dans tout l’autobus (la moyenne étant de 22!)

Fourmis verte

Journée suivante passée sur un catamaran à la grande barrière de corail en apnée et en plongée. Magnifique, soleil au RV, poissons aussi, quoi demander de plus. Nager parmi les tortues et voir des benitiers plus gros que moi… les coraux bleus, les bancs de poissons, les requins, les poissons perroquet, etc.

 Aucune photo ne peut reproduire ce que mes yeux ont enregistré sous l’eau. Je me sentais étrangère dans un monde sous-marin, être là, à flotter dans leur habitat, à les épier… je me sentais petite avec mon battement de coeur en arrière fond et ma respiration comme métronome.

Cairns fut pour moi une halte nécessaire, me poser pendant plus de 3 jours, éventrer mon sac pour le laisser respirer, avoir un semblant de routine, louer un vélo, découvrir la ville, les gens, jouer au beach volley, aller magasiner, aller au BBQ des voyageurs pour déguster du kangourou, de l’emeu, du crocodile, me laisser bercer par la temperature, les nouvelles rencontres, les envies du moment. J’ai rencontré des gens supers, je me suis entrainée, j’ai perdu de l’argent au Casino, j’ai eu 14 personnes différentes dans mon dortoir et j’étais enfin prête pour le vol vers Melbourne; partir à la rencontre de Mark et Christy…

G.I. Jane à Melbourne

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